Montons gratter le ciel


Hier l’activité extrascolaire de l’école nous proposait de monter en haut des tours de la Clerecía, la fameuse église qui se trouve dans le centre historique et monumental de la ville.

C’est à travers l’exposition « Scala Coeli. Las Torres de la Clerecía » que nous avons pu admirer la ville depuis tout là haut. Cette exposition a été inaugurée par Alfonso Fernández Mañueco, maire de la ville et le recteur de l’Université Pontificale de Salamanque nommé Ángel Galindo García et fut ouverte au grand public pour la première fois le 31 Mars 2012.

C’est la collaboration de ces deux parties qui a permis la restauration de cet espace, sa transformation en musée, son ouverture au public et la montée sur les tours de la Clerecía pour apprécier les vues magnifiques offertes sur la ville.

Cette église de la Clerecía fait partie de la Real Colegio del Espíritu Santo de la Compañía de Jésús et est située juste en face de la maison des coquillages “la Casa de la Conchas”. Sa construction commença en 1617 sous ordre de la reine Marguerite d’Autriche, épouse de Philippe III et prit fin 150 ans après, en 1755.  Ce fut un collège de l’ordre ecclésiastique de la Compagnie de Jésus. Autrefois cet édifice historique était connu sous le nom de Colegio Real de la Companñia de Jésus. Cette bâtisse se compose aujourd’hui de 3 bâtiments distincts : l’Université, l’église en elle-même et une résidence réservée aux jésuites.

Ce monument est aujourd’hui le siège de l’Université Pontificale.  La façade de cette église, se distingue par son style baroque et par ses trois portes encadrées par des colonnes superposée et un clocher avec deux tours latérales conçues par Andrés García de Quiñones.
  
Au dessus de la porte d’entrée principale, on trouve une statue de San Marcos, l’un des rédacteurs des quatre évangiles et le fondateur de la première église d’Alexandrie. Une fois à l'intérieur, la video Lorem ipsum ad his scripta blandit permet au visiteur de voir des images de la construction de cette bâtissent ainsi que de ses architectes. Ensuite, on peut accéder aux tribunes, depuis les balcons desquels il est possible de visiter la Real Clerecía de San Marcos.
Dans la première salle de ces tribunes, on peut observer des représentations de Marguerite d’Autriche et de Philipe II, ainsi que des documents relatifs à la fondation du Collège Royal de la Compagnie de Jésus. Dans la deuxième salle, on obtient des informations sur les différentes étapes de la construction de l’édifice ainsi que sur l’influence d’autres évènements historiques. On peut également y voir des documents sur les architectes Juan Gómez de Mora et Andrés García de Quiñones. La troisième salle, elle, est consacrée à la « nouvelle naissance ».
Vient ensuite, la partie centrale de cette visite : la montée des marches menant au sommet des tours. Ces marches donnent un accès directe aux deux tours de l’église. En montant ces escaliers que l’on appelle les escaliers du sonneur de cloche, notre attention est captée par des installations de son et de lumière. Enfin, arrivé dans les tours, on atteint les cloches et on peut admirer Salamanque depuis tout là haut. Si l’on se place entre les deux tours on peut avoir une vue unique sur toute la ville, avec la Cathédrale dans le fond, la Plaza de Anaya, et bien d’autres édifices de l’Université de Salamanque.
La visite de la Clerecía est ouverte tous les jours de 10h00 à 20h00 jusqu’au mois de Décembre où les horaires d’hiver seront alors de rigueur : de 10h00 à 18h00.
Les prix d’entrée sont les suivants : 
-          entrée individuelle : 3,75 €
-          entrée de groupe : 3,25 € par personne
Après être montée sur ces tours, je peux dire que cette expérience est très enrichissante en ce qui concerne la connaissance de la ville. En effet, voir Salamanque de si haut, m’a permis de mieux me rendre compte de sa beauté et de son unicité. De plus, j’ai pu redécouvrir des endroits que je connaissais déjà, sous un nouvel angle. Je me suis aussi amusée à essayer de retrouver des endroits que je fréquente souvent, comme la Plaza Mayor, la rue où se trouve Tía Tula, la rue où j’habite, etc.

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