L’utilisation du «langage de crise» est-elle intentionnelle?


Jeudi dernier, la princesse des Asturies, Doña Letizia, a inauguré le huitième séminaire international de  langue et journalisme, organisé par la Fundéu BBVA et la Fondation San Millan de la Cogolla.

Des journalistes et des économistes débâterons sur des questions telles que l'utilisation de métaphores et d’euphémismes dans les médias pour se référer à la crise, l'arrivée et la récupération de mots nouveaux, le langage de réponse, le dilemme entre le politiquement correct et le langage alarmiste.

Comment la situation de crise que nous vivons depuis des années influence la façon dont les médias parlent de la réalité? Et comment la façon dont nous racontons la crise affecte la manière dont nous la vivons? Ce sont les deux questions qui seront à l’ordre du jour de ce séminaire.

La princesse des Asturies a déclaré qu'elle est sûre que «la crise a son propre langage et que son utilisation peut aussi être intentionnelle» parce que «ce n'est pas la même chose que dire aides ou plan de sauvetage, croissance négative ou récession, restructuration ou réduction des dépenses budgétaires."

Elle a rappelé que la crise signifie «changement brusque, mutation importante, ou moment décisif", et, selon ces significations, elle pourrait aussi être acceptée comme une étape vers quelque chose de mieux. Cependant, ce mot a subi un changement sémantique si fort que, comme elle l’a déclaré: «À ce stade, il y a probablement peu de personnes qui donnent au mot crise cette connotation positive ».

La princesse espère que ce congrès se termine avec "des lignes directrices claires" pour "préciser avec les mots ce que nous pensons», ce dont «les citoyens, journalistes ou non, seront reconnaissants", puisqu’elle a affirmé que l'économie et tout ce qui y est lié compte plus que jamais pour les citoyens.

D'autre part, la communauté hispanique américaine aux États-Unis grandi chaque jour en nombre et en influence, et le directeur de l’Académie Nord -Américaine de la Langue, Gerardo Piña-Rosales, a souligné l'importance de l'espagnol dans ce pays.

Il est entièrement en désaccord avec la définition qui est parfois donnée à l'espagnol dans ce pays comme «une langue d’immigrés» ou  elle est confondue avec le «Spanglish» et confirme que «l'avenir de la langue espagnole est aux Etats-Unis» et, selon ses données, il a déclaré  qu'«elle est plus vivante que jamais."

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