Un autre grand nom de la littérature hispanique nous quitte.

Cette semaine, un autre grand nom de la littérature hispanique nous a quitté : le mexicain Carlos Fuentes (originaire de Panama). 

Il était un géant comparable à d’autres grands auteurs comme Vargas Llosa et García Márquez qui sont tout deux responsables (en plus d’autres auteurs comme Julio Cortázar, Alejo Carpentier José Donoso, etc.)  de ce que l’on appelle le Boom de la littérature Latino-Américaine dans les années 60.

Née d’un père diplomate mexicain, il s’est toujours démarqué tant grâce à sa formation élevée en culture que grâce à son intelligence qu’il acquit avec cette formation ainsi que son caractère cosmopolite qu’il a conservé durant toute sa vie. Après avoir étudié au Mexique et en Suisse, il donna des cours à Paris, à Princeton, en Colombie, à Harvard et à Cambridge où il fut professeur. Il fut proclamé docteur après avoir honoré des causes dans le monde entier : Warwick, Essex, Miami, Chicago, Veracruz, Sinaloa, le Puerto Rico, Cantabrie.

Il a aussi reçu une multitude de prix le long de sa vie, dont  le Prix National de la Littérature du Mexique en 1984, par exemple,  le Prix littéraire Espagnol en 1987, la Légion de Honneur française en 1992 et le Prix Prince des Asturies en 1994.

Parmis ses différentes œuvres se détachent la "région la plus transparente" (son premier roman, de 1958), la "mort d'Artemio Cruz" (1962) et "Terra Nostra" (1975; récompensé par  Xavier Villaurrutia en 1976 et récompensé par Rómulo en 1977). Il a aussi touché avec excellence les domaines du court récit et du conte ("Les jours masqués" et "Chanter des aveugles"), de l'essai (un "Nouveau roman hispano-américain" y "Le miroir enterré"), du théâtre ("Le borgne est roi") et du scénario cinématographique ("le Temps de mourir", écrit en collaboration avec García Márquez).

Il joua un grand rôle dans l’entrée de la littérature mexicaine dans la modernité, notamment par son attitude critique envers son pays, contres ses limitations culturelles, sociales et politiques.
Cependant, aujourd’hui tout le pays pleure sa mort, et avec ce même pays, tout les autres pays où sa langue, l’espagnol, est parlée, parce qu’il a tant fait durant sa vie. Qu’il repose en paix, Charles Fuentes.
 
(Tout au long de la semaine qui va venir à Tía Tula, nous ferrons des lectures des extraits de ses œuvres les plus significatives.)

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